Couverture du CATALOGUE DES MONNAIES RÉGIONALES – AUTRES ATELIERS COMTOIS du Xe au XVe siècle
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CATALOGUE DES MONNAIES RÉGIONALES – AUTRES ATELIERS COMTOIS du Xe au XVe siècle

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Le livre de référence sur les monnaies des ateliers de Franche-Comté du Xe au XVe siècle -  Indices de rareté sur 8 niveaux calculés sur 1478 monnaies - Chaque pièce du catalogue est accompagnée d’un indice de rareté et d’une cotation en TTB -  Indispensable pour tout numismate, professionnel et bien sur ..Franc comtois ! !

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Les monnaies régionales de Franche-comté

La Franche-Comté, anciennement Comté de Bourgogne, a produit depuis les Séquanes, puis les mérovingiens et les carolingiens, des monnaies décrites dès le XVIIIe siècle.

Plusieurs ateliers plus ou moins importants ont frappé monnaie à l'époque féodale (ou seigneuriale). Les grands barons comtois ou de « simples » seigneurs ayant obtenu ou s'abrogeant le droit de battre monnaie ont frappé dans leurs ateliers ou parfois châteaux. Mais il y a eu aussi les autorités ecclésiastiques qui ont battu monnaie et souvent en conflit avec les seigneurs, usant de leur droit d'excommunication pour forcer ceux-ci à arrêter leur monnayage.


Résumé :


Vous trouverez dans le présent ouvrage 25 années de recherche qui ont permis de répertorier de nombreux types, variantes et ateliers absents de tous les ouvrages de référence, de donner les masses moyennes observées et de placer un indice de rareté sur tous les types retrouvés à ce jour.

Format poche : couverture couleurs, intérieur noir & blanc
• 25ans d’archives
•130 pages dont 15 planches
• Nombreuses illustrations & agrandissements
• Nombreux inédits
• Nouveau classement
• Indices de rareté sur 8 niveaux calculés sur 1478 monnaies

CMR4

Fiche technique

Thème
Féodales

Rappel historique ©

À la fin de l'occupation romaine, les Burgondes, installés depuis le début du Ve siècle en Germanie, agrandirent leur royaume vers l'ouest. Les rois francs Clotaire Ier, Childebert Ier et Clodomir battirent le roi burgonde Sigismond et s'emparèrent  de son royaume. Cependant, celui-ci fut repris  l'année suivante par Godomar III, frère de Sigismond. Finalement en 534, le royaume burgonde fut définitivement conquis par Clotaire Ier et Childebert Ier.

La Bourgogne, dont le Comté de Bourgogne faisait alors partie, fut érigée en royaume mérovingien avant d'être réunie à l'Austrasie et à la Neustrie de la nouvelle dynastie carolingienne. Charlemagne, fils de Pépin le Bref, refonda l'organisation administrative de ses terres, les partageant en deux cents comtés, cinq pour notre région.

Chacune était dirigée par un comte dépendant directement de l'empereur.

La mort de Louis Le Pieux (fils de Charlemagne) en 840 marqua le retour des guerres de succession et le partage de l'empire carolingien en trois entités : les terres à l'est de la Saône (la Franche-Comté) furent séparées de celles à l'ouest par le traité de Verdun-sur-le-Doubs en 843. La Franche-Comté fut alors intégrée à la Francie médiane ou Lotharingie dirigée par Lothaire, petit-fils de Charlemagne alors que la Bourgogne dépendait de la Francie occidentale, embryon du royaume de France. À l'est, la Francie orientale annonçait le futur Saint Empire Romain Germanique.

L'anarchie s'imposa, facilitée par l'affaiblissement du pouvoir central. Un système féodal  émergea, incarné par des seigneurs locaux. Apparurent alors les premiers châteaux en bois et les premières places fortes (Poligny, Fraisans, Montmorot, Château-Chalon...).

Le pouvoir réel bascule alors peu à peu au fil des années en faveur des comtes. Les terres bourguignonnes sont alors regroupées par l'un d'entre eux, Otte-Guillaume, vers 981. À sa mort en 1026, son second fils, Renaud Ier devient le premier comte palatin de Bourgogne. C'est aussi vers 1026 que les dénominations “duché” (approximativement l'actuelle Bourgogne) et “comté” de Bourgogne (Franche-Comté) virent le jour.

En 1044, Renaud Ier s'étant révolté contre Henri III, empereur depuis 1039, est défait, il meurt en septembre 1057. Son fils Guillaume Ier devient comte. Guillaume Ier et son fils aîné Renaud II sont des comtes très puissants, régnant sur des terres dépassant largement les limites du comté de Bourgogne.

Le comte de Bourgogne, Guillaume II, fils de Renaud II, doit faire face à de puissants seigneurs locaux. Ces derniers se transmettent de père en fils terres et châteaux. Il est assassiné par certains de ses barons en 1125. Son fils, Guillaume III est aussi tué deux ans plus tard, en 1127.

Son cousin, Renaud III lui succède. Il entre en conflit avec les empereurs Lothaire II et Conrad III de Hohenstaufen, refusant de reconnaître leur suzeraineté. Conrad III confisque les terres de Renaud III et les octroie à Conrad de Zähringen. Lorsqu'il meurt en 1148, sa fille Béatrice hérite du comté, le frère de Renaud, Guillaume IV, étant régent. Ce dernier tente de spolier sa nièce mais l'empereur l'en empêche. En 1156, Béatrice épouse l'empereur, Frédéric Barberousse. En 1178, ce dernier est couronné roi de Bourgogne.

Après la mort de Frédéric Barberousse en 1190, alors comte et roi de Bourgogne, son fils Othon Ier renonce au titre de roi pour prendre celui de comte palatin de Bourgogne, menaçant de cette façon l'autorité des barons comtois. Lorsqu'il meurt en 1200, sa fille aînée, Jeanne, reçoit le comté en héritage. Elle meurt cependant quelques années plus tard, en 1205, et c'est alors sa sœur, Béatrice II, qui dirige le comté.

Son oncle, Philippe Ier de Souabe, la marie avec  le duc de Méranie, Othon II, en 1208. Comme Othon II et son fils, Othon III délaissent ce comté éloigné, les seigneurs locaux en profitent pour acquérir une plus grande liberté.

C'est l'occasion qui permet de voir l'émergence de la famille de Chalon qui rassemble une grande partie des terres jurassiennes et finalement, détient le réel pouvoir sur le comté.

En 1237, Jean de Chalon échange avec le duc de Bourgogne Hugues IV les comtés de Chalon et d'Auxonne contre la baronnie de Salins et d'autres terres comtoises, il augmente grandement sa richesse grâce aux salines.

Lorsque meurt le comte de bourgogne Othon III en 1248, il devient régent du Comté de bourgogne pour son fils Hugues et ce jusqu'à sa mort en 1267. Alix de Méranie dirige le comté jusqu'à sa mort en 1279. Le fils de Hugues et Alix de Méranie, Othon IV devient alors comte palatin de Bourgogne. Très vite, un conflit l'oppose à un de ses oncles, Jean Ier de Chalon-Arlay. Ce dernier fait appel à Rodolphe Ier de Habsbourg.

Ces évènements conduisent Othon IV à chercher des appuis du côté de la France. Le 2 mars 1295, il décide de vendre le comté au roi de France, Philippe le Bel. Le comté de Bourgogne passe alors sous influence française. La plupart des barons comtois, menés par Jean de Chalon-Arlay, s'opposent à cet accord et prennent les armes contre les Français. Ils combattent pendant six années. Grâce à son habileté, Philippe le Bel réussit à ramener le pays au calme. Le comté demeura entre les mains de Philippe le Bel, puis de son fils Philippe V qui réunit le comté au domaine royal, avant de le donner en viager à sa femme Jeanne II de Bourgogne, fille de Mahaut d'Artois et d'Othon IV. À sa mort elle laissa le comté à sa fille aînée, Jeanne III de Bourgogne qui avait épousé le duc de Bourgogne, Eudes IV.

Le duché et le comté de Bourgogne se retrouvèrent ainsi unis après près de deux siècles de séparation. Les barons comtois, menés par Jean II de Chalon-Arlay, se rebellèrent contre Eudes IV à plusieurs reprises. En 1336, Eudes IV battit Jean II d'Arlay et les bisontins à la bataille de la Malecombe.

L'année suivante marqua le début de la guerre de Cent Ans. Eudes IV apporta son soutien au roi de France, Philippe VI. La noblesse comtoise était plus divisée et certains barons combattirent avec Eudes.

La peste noire ravagea la Bourgogne, elle emporta notamment Eudes IV en 1349. Son petit-fils, Philippe de Rouvres, hérita alors de la Bourgogne. Sa mère Jeanne exerça la régence. Celle-ci se remaria le 19 février 1350 avec Jean de France (le futur roi Jean le Bon dès le 22 août de la même année). Quand il devint roi de France, il se mit à diriger les affaires du comté et du duché de Bourgogne.

Le roi de France, Jean le Bon, s'octroie le duché de Bourgogne. Le comté de Bourgogne revient à Marguerite de France. La mort de Jean II de Chalon-Arlay en 1362 et un accord signé avec Jean II le Bon en 1364 assurent le pouvoir de Marguerite sur le comté. Son fils Louis de Mâle lui succède au gouvernement de Comté. En 1384, il disparait, laissant le Comté à son héritière, sa seule fille, Marguerite de Flandres, qui avait pris pour époux Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.

Les ducs-comtes dotent la comté d'institutions solides. Le Parlement de Dole, entre autres, est créé en 1386.

Les Français et les Suisses, d'un commun accord, envahissent la Comté et ces derniers causent même deux cuisantes défaites au duc-comte Charles le Téméraire. Finalement, tandis qu'un traité est signé avec la France et que les Comtois s'efforcent sans succès de repousser les Suisses de leur province, Charles le Téméraire meurt sous les murs de Nancy. Le duché est rattaché à la France de Louis XI, mais le Comté également.

Louis XI propose à Marie de Bourgogne, héritière du Comté, un mariage avec son fils le dauphin Charles. Mais Marie refuse de s’unir avec le fils du plus grand ennemi de son père. Elle préfère un mari plus puissant : Maximilien d’Autriche héritier des Habsbourg et futur empereur romain germanique.