Couverture du livre prolègomènes à l'économie des celtes
  • 4eme de couverture du livre sur les celtes
  • Couverture du livre prolègomènes à l'économie des celtes

Jean Marc DOYEN - PROLÉGOMÈNES À L’ÉCONOMIE DES CELTES

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Le best-seller 2019 !! À lire et à relire !

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Jean-Marc Doyen - PROLÉGOMÈNES À L’ÉCONOMIE DES CELTES -

Innovations technologiques, entrepreneuriat et marchés financiers
en Gaule avant César.

Un volume de 22,5 x 14cm, 190 pages, 32 figures et tableaux.

Mon avis :

Mon coup de cœur ♡ 2019 ♡ - ça parle de Marx, d'économie, de permaculture, de biodynamie, de gauloiseries et même un peu de numismatique ; on apprend des milliards de choses (au moins des centaines). On ressort du livre beaucoup plus cultivé (surtout un peu moins con) et on a une seule envie : le recommencer. Bref c'est génial, il en reste encore quelques-uns (dédicace possible lors de la commande) - Le cadeau de noël idéal !

Dédicace possible sur demande mais expédition plus longue.

jmceltes

Fiche technique

Thème
Celtes
Divers

Extrait ©

La notion de « civilisation protohistorique », littéralement « qui vient avant l’Histoire », est un terme traditionnellement appliqué aux cultures préromaines d’Europe tempérée. Il implique sémantiquement l’existence de sources historiques écrites ‒ sinon on parlerait de préhistoire ‒, mais d’origine exogène plutôt que locale, et de toute façon incomplètes. Il leur manque en effet une dimension, celle de la mémoire factuelle, caractérisée par l’existence d’annales et de données socio-économiques. C’est le cas d’une bonne partie de l’Europe nord-orientale et septentrionale avant l’An Mil. Certains puristes estiment même qu’il faut attendre beaucoup plus tard, à savoir l’apparition de données économiques quantifiables, pour sortir définitivement de la « proto-histoire ».

Le temps, que l’on peut sans doute ici écrire avec un T majuscule, a fait disparaître à jamais toutes les archives écrites constituées par « nos ancêtres les Gaulois ». Pourtant, l’historien a souvent tendance à surinterpréter les affirmations des Anciens à propos de l’absence de tradition écrite chez les Celtes : l’interdit de fossiliser des mots sur un support physique concernait, à dire vrai, les textes à valeur religieuse, et eux seuls. Les archives économiques ont bel et bien existé ; la présence de tablettes en bois et de styles à écrire est du reste documentée chez les Celtes grâce aux découvertes archéologiques.

Les rares graffitis retrouvés sur des objets métalliques d’origine septentrionale ‒ on pense par exemple au torque en or de Mailly-le-Camp, mentionnant le peuple des Niotobroges ‒ montrent que certains Gaulois du nord pratiquaient couramment, grâce aux caractères grecs, l’écriture cursive dont ils maîtrisaient parfaitement la technique. L’historien grec Diodore de Sicile, contemporain de César et d’Auguste, parlant de la croyance des Celtes à la réincarnation des âmes, rapporte qu’ils tentent d’entrer en contact épistolaire avec l’Au-delà. Il écrivait : « aussi jettent-ils dans les bûchers funéraires des lettres pour les défunts » (Diod. Sic., V, 24). Nous verrons aussi qu’il existe la mention de contrats commerciaux très élaborés, impliquant des droits et devoirs réciproques, liant des Celtes à des Italiens, et ce un siècle avant César. Ou encore que les traités entre marchands de la région de Marseille étaient rédigés en grec.

Il est difficile dès lors d’imaginer l’absence quasi totale aussi bien d’archives économiques que d’Annales historiques chez les Celtes, d’autant que César, parlant des documents saisis dans le camp des Helvètes après leur défaite, utilise à deux reprises le terme latin tabula, sur lequel je reviendrai en détail plus loin. Or, chez Cicéron, les tabulae publicae sont les registres officiels, autrement dit les archives d’État.