REVIEW Laurent SCHMITT – CATALOGUE DES MONNAIES ROMAINES – GALLIEN – L’ÉMISSION DITE « DU BESTIAIRE »

LA REVIEW Laurent SCHMITT (C.G.B.) SUR LE CATALOGUE DES MONNAIES ROMAINES - GALLIEN - L'ÉMISSION DITE "DU BESTIAIRE", par cédric Wolkow

COMPTE RENDU – Gallien – LAURENT SCHMITT – version texte

Ce petit ouvrage sans prétention est une bonne surprise qui arrive avec les fêtes. C’est aussi l’opuscule dont rêve tout collectionneur
spécialisé : clair, simple et complet, il peut prendre place dans une poche, être emmené partout et permet de savoir très rapidement si vous possédez l’exemplaire que vous convoitez de l’émission dite du Bestiaire !

Après le sommaire, (p. 7), la préface de Jean-Marc Doyen sert aussi de propos liminaire historique au livre (p. 8-9), suivi de l’introduction de l’auteur (p. 10), de notes liminaires concernant la production illégale, les descriptions du catalogue et les variantes de revers, pour finir sur les marques d’officines.

Avant d’aller plus loin, il est peut-être nécessaire de rappeler que cette émission dite « du bestiaire » est la dernière de l’atelier de Rome en 267-268 pour le règne de Gallien (253-268). L’atelier de Rome fonctionne avec douze officines (numérotées de A à N en lettres grecques pour les neuf premières, X à XII en chiffres romains pour les trois dernières), pour Gallien et son épouse Salonine. C’est une émission très importante et, grâce à l’ouvrage de C. Wolkow, nous en découvrons toute la richesse et la variété. Pourquoi avons-nous cette appellation du bestiaire ? Au revers de cette émission, des animaux, lionne, lion, panthère, taureau, sanglier, chèvre, antilope, cerf, biche, gazelle ou hippocampe sont représentés associés à des animaux mythiques comme Pégase, le griffon, le centaure ou le cryocampe.

Page 13 nous trouvons les abréviations ainsi que l’échelle de rareté de l’auteur de C+ à unique basé sur un inventaire de 10 500  antoniniens. Nous avons ensuite un guide de consultation(p. 14-15) en français et (p. 16-17) en anglais car cette émission, largement répandue, est collectionnée aussi par les anglo-saxons. Il vous faudra un petit temps d’adaptation avant de pouvoir jongler avec les classifications de l’auteur, mais une fois assimilées, elle vous permettront d’intercaler de nouvelles variantes si cela devait se produire.

Les pages 18 à 24 sont très importantes, y sont dessinés les différents types de bustes qui se rencontrent pour cette émission avec le système de code Bastien que nous utilisons à Cgb.fr, mais aussi le code utilisé par les Britanniques dans la série Coin Hoards. Nous avons aussi les deux types différents de rubans (lemnisiques) qui se rencontrent pour l’émission du bestiaire. Enfin, très important à la page 24, l’auteur nous fournit un tableau de correspondance pour les bustes entre le code Bastien, le code anglais et le code utilisé dans MIR de R. Göbl (autrichien) avec celui de l’auteur. Au total, vous trouvez 28 variétés pour les bustes.

Des pages 25 à 86, c’est le catalogue de l’émission classé alphabétiquement par types de revers, d’Apollini cons avg à Soli cons avg pour Gallien sans oublier Ivnoni cons avg pour Salonine, son épouse. Nous avons au total pour le bestiaire lui même 31 possibilités  principales pour les douze offcines de l’atelier de Rome. Nous avons aussi deux légendes possibles : GALLIENVS AVG et IMP GALLIENVS AVG. Pour chaque type de revers, vous allez donc trouver les différents bustes qui y sont associés. L’auteur illustre aux pages 87-97 les différentes variantes de revers.

Nous avons ensuite les tables de référence avec les différents exemplaires et leur provenance (p. 99-106) suivies par les tables de correspondances entre le CMR (Wolkow) et le MIR et du MIR avec le CMR (p. 107-116). Au total, le CMR regroupe pour le moment 155 entrées individualisées.

Une bibliographie des ouvrages principaux (p. 117-120) vient compléter l’ouvrage et précède 122 exemplaires photographiés à l’échelle 1,5 (p. 121-152).

Ce petit ouvrage va rendre service à de nombreux collectionneurs avertis et permettre de prendre conscience de l’intérêt et de la rareté de certaines pièces du bestiaire, souvent délaissées par certains collectionneurs, et peut-être susciter de nouvelles vocations pour une série iconographiquement riche et variée. Souhaitons enfin à son auteur un succès mérité. Nous attendons dans la même série d’autres émissions mythiques du monnayage romain.

Laurent SCHMITT – Bulletin numismatique 171 – Janvier 2018

 

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