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Urbi et Orbi : Les provinces sur les monnaies de la république romaine

    Temps de lecture : 15 minutes

    PRATIQUER > LA MONNAIE PAR LES THÈMES

    Dire l’ailleurs avec les monnaies d’une cité qui conquiert le monde

    Les monnaies romaines offrent un véritable reflet de l’idéologie et de la propagande impériale, mêlant images et légendes pour transmettre des messages politiques clairs et précis. Parmi ces messages figurent les représentations allégoriques des provinces de l’Empire – souvent incarnées par des figures féminines ou des symboles caractéristiques – qui traversent toute l’histoire romaine, de la fin de la République jusqu’à l’époque byzantine. Ces personnifications monétaires des provinces, qu’elles apparaissent sous forme de déesses debout ou assises, d’attributs emblématiques (animaux, plantes, objets) ou de légendes explicites, évoluent stylistiquement et idéologiquement au fil des siècles. Selon les époques, elles servent tour à tour à célébrer des conquêtes, à afficher l’unité de l’Empire, à glorifier la clémence impériale ou encore à souligner des victoires militaires.

    SOMMAIRE

    1. Le destin d’une ville qui dépasse ses murs
    2. Une puissance montante en Méditerranée occidentale grâce aux guerres puniques
    3. L’impérialisme d’une République au contact du monde grec
    4. La rencontre avec les terribles Gaulois

    Le destin d’une ville qui dépasse ses murs

    Rome fut d’abord une simple cité. Fondée en 753 avnè, très localement, sur les rives du Tibre, perchée sur 7 collines, elle s’étendit vite au Latium, puis à l’Italie centrale, avant que sa monnaie n’apparaisse.

    Aux débuts, les monnaies sont frappées pour Rome, par des cités campaniennes (monnaies romano-campaniennes).

    Didrachme romain … de Campanie !
    (RRC 26/1, 234-231 avnè)

    Elles présentent donc l’éthnique Romano(rum), “des Romains”, comme sur les monnaies grecques. L’iconographie est très grecque (Apollon, taureau androcéphale…), mais de premiers motifs proprement romains apparaissent : Mars, Janus, les Jumeaux Romulus et Rémus, les Dioscures… Ils s’accompagnent d’une divinité allégorique poliade : Roma. Qui devient au IIè siècle avant notre ère un référent visuel quasi constant de la numismatique romaine.

    Cependant, la République est un tantinet impérialiste, et les frontières de la cité de Rome s’étendent de plus en plus loin. Rome devenue depuis longtemps la tête de la ligue latine, se présente comme telle sur ses monnaies. Ses monnaies figurent aussi la truie latine par opposition à l’éléphant de Pyrrhus.

    Statère d’or avec au revers le serment d’Enée et Latinus ? (RRC 28/1, 225-212 avnè)
    Denier reprenant le revers précédent.
    (RRC 234/1, 137 avnè)
    Denier des socii citant le précédent avec inscription en osque et émis en Campanie (Moretti S13, 90 avnè)

    Après s’être imposée dans le Latium, Rome a vu l’ensemble de l’Italie comme son prolongement naturel, et s’est projetée vers le Sud. Mais ça ne s’est pas passé sans heurt : la “guerre sociale” (c’est-à-dire la “guerre des alliés” socies) ou encore “guerre italique” a vu certains se rebiffer contre cette puissance impérialiste, entre 91 et 88 avnè. Rome avait sans doute déjà joué sur la communauté de destin entre les Romains, descendant d’Enée, et Latins, descendant de Latinus. Durant la seconde guerre punique, pour resserrer les rangs des alliés, de très rares monnaies d’or rappelant leurs liens anciens avaient été émises. Leur revers figure un serment entre les deux grandes figures des temps mythiques. Cette scène fut citée sur un denier de 137. Puis les socii, les alliés revendiquant leurs droits, les retournèrent contre les Romains en en faisant un de leurs motifs monétaires principaux (en augmentant le nombre de préteurs de serments) pour rappeler à la République ses promesses.

    Mais à la fin, la communauté de destin de Rome et des cités d’Italie est rappelée. C’est ce que célèbre un denier de 70 avnè (RRC 403/1), dont le revers figure la dextrarum junctio d’Italia à gauche (inscription (ITAL) ligaturée) et de Roma à droite (inscription RO).

    Denier avec à l’avers la dextrarum junctio d’Italia, à g. et de Roma, à d. (RRC 403/1, 70 avnè)

    La cité a largement débordé de ses murs.

    Une puissance montante en Méditerranée occidentale grâce aux Guerres Puniques.

    639 des 71 119 références actuellement au Roman Provincial Coinage remontent à l’époque républicaine. C’est peu, certes, mais cela montre que l’intégration de provinces conquises n’a pas attendu l’époque impériale. Et cet expansionnisme démarre au IIIè siècle avant notre ère dans le sillage des trois guerres puniques (264-146).

    La première province romaine, en -241, est ainsi la Sicile, où Grecs (à l’exception de Syracuse) et Carthaginois durent se soumettre à l’administration romaine. Elle fut donc particulièrement chère aux Romains, qui émirent plusieurs monnaies évoquant la Sicile.

    La denier RRC 401/1, frappé en -71, figure au revers un homme relevant un personnage féminin mal en point, nommé à l’exergue : SICIL(ia), la Sicile. Il s’agit d’une personnification de la province relevée par un ancêtre du monétaire, Manius Aquillus, fils de Manius, petit-fils d’un autre Manius, consul en 101 avnè, qui avait relevé la Sicile en mettant fin à une guerre servile (104-101 avnè) qui la ravageait.

    Denier au revers figurant Manius Aquillus relevant la Sicile, nommée à l’exergue (RRC 401/1, 71 avnè)

    La Sicile a aussi pu être représentée par la Trinacrie, triskèle formé de 3 jambes, 3 épis autour d’une tête ailée de face, toujours présente aujourd’hui sur le drapeau sicilien. Ce symbole s’appuie sur les 3 pointes de la Sicile et la réputation de “grenier à blé de Rome” de cette île aux récoltes faramineuses. Au centre figure Hybla, déesse sicilienne de la fécondité, que l’on trouve encore aujourd’hui sur le drapeau de l’île.

    Denier à l’avers figurant la Trinacrie, symbole de la Sicile (RRC 445/1a, 49 avnè)

    D’autres références, artistiques (phare de Messine), historiques (les frères de Catane) ou mythiques (Charybde et Scylla) visent à évoquer la Sicile sur des monnaies de la République.

    La Corse et la Sardaigne devinrent provinces romaines en 227 avnè, mais les échos numismatiques ne sont pas évidents : l’impact sur les mentalités romaines dut être limité.

    En revanche, en 197 avnè, c’est l’Espagne qui est conquise sur les Carthaginois après la deuxième guerre punique. Elle est divisée en deux provinces : l’Hispania Citerior (l’Hispanie proche) au nord, et l’Hispania Ulterior (l’Hispanie lointaine), au sud.

    Denier à l’avers figurant l’Hispanie, nommée à gauche (RRC 372/2, 81 avnè)

    Leurs noms s’expliquent si on va de Rome à l’Espagne par voie terrestre. A cette époque, Rome ne contrôle que les côtes méditerranéennes et une grande partie de la péninsule échappe encore à son contrôle.
    Cette Hispania est figurée sur un des plus beaux avers des deniers de la République, le RRC 372/2.

    Y est représentée la tête voilée et échevelée de l’Hispanie personnifiée, pour rappeler qu’un ancêtre du monétaire, L. Postumius Albinus, proconsul de la province, y avait rencontré des succès face à des peuples échappant encore à l’autorité romaine.

    Il convient de noter que d’autres monétaires contemporains évoquent aussi l’Hispanie par des légendes ou symboles (sans allégorie humaine) : par exemple la gens Annia en 82–81 av. J.-C. utilise l’abréviation HISP sur ses deniers (RRC 366/3a), et en 51 av. J.-C. C. Coelius Caldus place l’inscription HIS sur un étendard militaire accompagné d’un sanglier (emblème de Clunia en Hispanie) , dans le champ gauche de l’avers, pour célébrer ses victoires en Celtibérie (RRC 437/2).

    Denier avec un revers l’inscription HISP(aniensis) Q(uestor), “questeur d’Hispanie” (RRC 366/3a, 82-81 avnè)
    Denier avec à l’avers un étendard avec l’inscription HIS(pania) (RRC 437/2, 51 avnè)

    La fin des guerres puniques (il en aura quand-même fallu 3 !) en 146 avnè scelle la disparition de Carthage et le début de l’hégémonie romaine en Méditerranée occidentale. La République crée sur les ruines de la cité de Didon la province d’Afrique proconsulaire. Mais sa figuration sur des monnaies dut attendre que s’estompe un peu le souvenir des lourdes défaites romaines (“Hannibal ad portas !“) avant de pouvoir s’afficher sur des monnaies.

    Denier figurant à l’avers l’Afrique coiffée d’une dépouille d’éléphant et accompagnée d’un épi (RRC 461/1, 47-46 avnè)

    Et c’est un Scipion qui la figure en 47-46 avnè sur un denier (RRC 461/1). On voit à l’avers une tête féminine coiffée d’une dépouille d’éléphant, accompagnée d’un épi et d’une araire : l’Afrique, comme la Sicile (et bientôt l’Egypte) alimentaient la plèbe de Rome.


    Pompée avait bien, dès 71 avnè, figuré l’Afrique, théâtre de la victoire qui lui valut un triomphe, sur de très rares aurei. (RRC 402/1) Mais le type fut très peu frappé et diffusé.

    En revanche, dans les années 40, on vit à la suite du denier RRC 461/1 d’autres représentations de la personnification de la province. Sur les aurei (assez nombreux ceux-ci) RRC 491/1 de 43 avnè, l’Afrique est en majesté sur un avers anépigraphe, mais son interprétation reste à trouver. Sur des deniers et des aurei de Cornuficius de 42 avnè (RRC 509/4), ce gouverneur d’Africa Vetus durant les troubles qui suivirent la mort de César fit figurer la personnification de “sa” province. En effet, en 46 avnè, César avait ajouté l’Africa Nova (à l’ouest) à l’Africa Vetus (à l’est).

    Aureus figurant l’Afrique à l’avers (RRC 491/1, 43 avnè)
    Denier figurant l’Afrique à l’avers (RRC 509/4, 42 avnè)

    Pour pouvoir aller par voie terrestre d’Italie aux provinces hispaniques, la République avait besoin de la Gaule méditerranéenne. Elle entreprit donc sa conquête, en prenant pour prétexte un appel à l’aide de ses alliés massaliètes en 122 avnè. Gnaeus Domitius Ahenobarbus, consul, vient donc défendre l’allié marseillais et pour cela fait le ménage parmi les peuples gaulois de la région. En particulier les Arvernes et leur roi Bituitos/Bituitus/Bituit.

    Denier figurant au revers un Gaulois nu (Bituit ?) sur un char tenant bouclier bouclier et lance, et un carnyx (RRC 282/1, 118 avnè)


    Après cette victoire fut créée la Provincia Galliae Nabonensis, la Province de Gaule Narbonnaise, devenant parfois simplement “la Narbonnaise” ou la Provincia (d’où notre Provence).

    Le denier RRC 282/1, de 118 avnè, année où est fondée Narbo Martius (Narbonne), capitale de cette nouvelle province, commémore ces faits, avec un revers où un guerrier gaulois brandit lance et carnyx debout sur un bige.

    On l’identifie souvent au roi Bituit exhibé sur un char lors du triomphe de Gnaeus Domitius Ahenobarbus. Mais ici le guerrier est loin d’avoir l’humilité d’un vaincu. Il a le dynamisme et la tension du guerrier en action. La représentation est sans doute plus allégorique. Ne serait-ce pas la Gaule ou tout au moins le peuple arverne que l’on verrait ici personnifié ? Florus (III, 3) rapporte que “On remarqua tout particulièrement dans le cortège triomphal leur roi Bituitus avec ses armes de diverses couleurs et son char d’argent, comme au jour du combat.” (Nil tam conspicuum in triumpho, quam rex ipse, Bituitus, discoloribus in armis, argenteoque carpento, qualis pugnaverat). C’est là que revenir au latin est utile : on remarquera que le terme employé est “carpento” , désignant le char de guerre gaulois.

    Figurant la Gaule et antérieur aux conquêtes césariennes si on en croit les inscriptions qui l’associent à C. Licinius L.f. Macer et permettraient de le dater de 84 avnè, un sesterce (Debernardi Ds149, RRC -) montre à l’avers une tête masculine barbue avec une arme (qui lui traverse la tête ?) et au revers une enseigne-sanglier comme on en connait dans le monde gaulois.

    Sesterce avec une tête de Gaulois transpercée d’une arme à l’avers et une enseigne sanglier au revers (Ds149, 84 avnè)

    Ces images évoquent immanquablement une allégorie (ou un cliché ?) de la Gaule. Mais quelle serait sa signification en 84 avnè ? Certains proposent d’y voir une monnaie de l’époque de César.

    Quoi qu’il en soit, à la fin du IIè siècle avant notre ère, tout l’Occident était désormais sous le joug de la République romaine.

    L’impérialisme d’une République en contact avec le monde grec

    Dans le sillage des guerres puniques, la République se retrouve à la tête de provinces issues de la sphère carthaginoise (Sicile, Hispanies, Afrique…) et d’un bout de territoire permettant de tout relier (la Narbonnaise). Mais les contacts avec le monde grec en Italie du Sud ont aussi orienté Rome vers la Méditerranée orientale.

    En 167 avnè, suite aux 3 guerres d’Illyrie, l’Illyricum est constitué en Province. La République est désormais limitrophe du monde grec continental. S’en suivent 4 guerres macédoniques et en 146 avnè, la Macédoine devient à son tour province romaine.

    Le symbole du bouclier macédonien, présent sur les monnaies des antigonides est utilisé sur les monnaies romaines pour rappeler cette conquête. Les Metelli en font le motif de revers (RRC 263/1, en 127 avnè et 369/1, en 82-81 avnè) avec en prime une référence aux éléphants qui font aussi leur fierté. Il est plus discret au revers d’un denier de T. Quinctius Flamininus de 126 avnè (RRC 267/1). Le motif est également fréquent sur les monnaies provinciales de Macédoine jusqu’à l’époque impériale, permettant de célébrer une identité locale sans faire référence à une monarchie abolie.

    Tétradrachme d’Antigone Gonatas (277-239 avnè) avec à l’avers une tête de Pan sur un bouclier macédonien.
    Denier figurant au revers, dans une couronne, un bouclier macédonien orné d’une tête d’éléphant (RRC 369/1, 82-80 avnè)
    Denier figurant au revers, dans une couronne, un bouclier macédonien orné d’une tête d’éléphant (RRC 263/1a, 127 avnè)
    Denier figurant au revers les Dioscures à cheval, avec sous leurs pattes, un bouclier macédonien (RRC 267/1, 126 avnè)

    Par la suite, Rome va plus loin vers l’Est. Devenue un acteur important en Méditerranée orientale, une sorte d’arbitre entre les monarchies hellénistiques, la République hérite (littéralement) du royaume de Pergame, légué par Attale III en 133, qui devient la province d’Asie en 128. Elle hérite également de la Cyrénaïque, léguée par Ptolémée Apion en 96, constituée en province romaine à laquelle sera adjointe la Crète en 67 avnè. Nicomède IV offre par testament la Bithynie en 74 avnè, qui devient elle aussi une province. Rome s’étend sans même avoir à combattre. Difficile de se glorifier de ces “conquêtes” sur des monnaies. Surtout qu’elles conservaient assez largement leurs monnayages, devenus provinciaux, comme à Pergame qui conserva ses cistophores (avec quelques modifications mineures).

    Les références sont donc très allusives : Zeus-Ammon pour la Cyrénaïque, bouquetin, arc et carquois pour la Crète, Diane d’Ephèse pour l’Asie… L’Orient est peu présent sur les monnaies romaines de la République, alors même qu’il a permis des triomphes à des généraux comme Pompée et César. Et d’autres comme Crassus auraient voulu en faire autant en partant vers les Parthes.

    Denier avec à l’avers une tête de Zeus-Ammon évoquant la Cyrénaïque (RRC 546/4, 31 avnè)
    Denier avec à l’avers Diane coiffée d’un chapeau évoquant la Macédoine et au revers avec arc et chèvre sauvage évoquant la Crète (RRC 432/1, 55 avnè)
    Denier avec au revers Diane d’Ephèse (RRC 445/3b, 49 avnè)

    Enfin la rencontre avec les terribles Gaulois dans la République finissante

    Cependant, pour les Romains, c’est la Gaule qui occupe l’imaginaire, depuis l’humiliation de la prise de la Ville par les Sénons de Brennus au début du IVè siècle avnè. Le Gaulois passe pour un redoutable géant et la Gaule pour une région effrayante. Des politiques d’alliance avec certains peuples montrent que les élites sont adeptes d’une certaine realpolitik. Mais pour la foule, le Gaulois est l’ennemi numéro un.

    La conquête des Gaules se fera en plusieurs temps : après la Narbonnaise en 118, la Gaule cisalpine (en Italie du nord) devient province en 81 avnè et la Gaule chevelue (Gallia comata) avec Jules César à la fin des années 50.

    Dans ces années, la Gaule et les Gaulois sont très fréquents sur les monnaies romaines. On voit les combats en 55 (RRC 429/1) avec des fantassins gaulois sous un cavalier romain, ou sur un bige en 48 (RRC 448/2).

    Denier de 55 avnè figurant au revers un cavalier romain attaquant des guerriers gaulois (nus?) avec des armes à terre (RRC 429/1)
    Denier de 48 avnè avec à l’avers une tête de Gaulois (Vercingétorix ?) avec un bouclier à gauche, et au revers un bige avec conducteur et un guerre gaulois avec lance et bouclier (RRC448/2)

    Et certaines figurations pourraient passer pour des allégorie de la Gaule, debout avec un cheval (RRC 430/1) en 55 avnè, ou en image archétypale d’un guerrier gaulois avec un bouclier (plutôt que Vercingetorix qui aurait été nommé) à l’avers de RRC 448/2, formant paire avec RRC 448/3 dont l’avers montre une femme hâve accompagnée d’un carnyx qu’on pourrait prendre pour une personnification de la Gaule.

    Denier de 55 avnè avec au revers une femme en tunique courte (la Gaule ?) tenant un cheval par la bride et avec lance, cuirasse et bouclier à côté (RRC 430/1)
    Denier de 48 avnè avec à l’avers une tête de femme (la Gaule ? une captive ?) avec un carnyx à gauche (RRC 448/2)

    Carnyx et boucliers étaient l’allégorie bien connue des Romains de cette époque, suffisant souvent à faire référence à la Gaule, en sautoir (RRC 450/3) ou en trophée (RRC 452/2).

    Denier de 48 avnè, avec au revers deux carnyces en sautoir avec un bouclier ovale et un rond (RRC 450/3)
    Denier de 48 avnè, avec un trophée d’armes gauloise (RRC 452/2)

    Les trophées d’armes gaulois s’accompagnent parfois de captifs pathétiques qui feront florès sous l’Empire. (RRC 452/4).Les Romains étaient tellement fiers d’avoir défait les terribles Gaulois. Les masses de métal précieux saisies pendant la guerre ont fait la richesse des vainqueurs. Mais ont aussi contribué au déclenchement de la guerre civile qui ne se finira qu’avec l’instauration du principat.

    denier de 48-47 avnè, avec au revers un trophée d’armes gauloises et un captif gaulois assis à son pied (RRC 452/4)

    Cependant, Égypte mise à part, la République romaine, née d’une modeste cité, s’était étendue tout autour de la Méditerranée, la “Mer au milieu des terres”, la Mare Nostrum. Le discours politique et monétaire s’appuyait sur ces nouveaux territoires, leur richesse, leurs particularités, pour faire entrer le Monde dans la Ville.

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    Origine des images

    • Didrachme romain, Gorny & Mosch Giessener Münzhandlung, Auction 306, Lot 371
    • Statère d’or, Numismatica Ars Classica, Auction 83, Lot 233
    • RRC 234/1, Bertolami Fine Arts, Mail Bid Sale 2, Lot 105
    • Denier des socii , Classical Numismatic Group, Triton XX, Lot 511
    • Denier dextrarum junctio, Fritz Rudolf Künker, eLive Auction 61, Lot 87
    • Seratus Manius Aquillus, Jean Elsen & ses Fils, Auction 151, Lot 277
    • Denier siscile, Auktionen Meister & Sonntag, Auction 4, Lot 50
    • Denier Hisp, Numismatik Lanz München, Auction 151, Lot 610
    • Denier Coelius Caldus, Dr. Busso Peus Nachfolger, Auction 434, Lot 374
    • denier scipion, Numismatik Naumann (formerly Gitbud & Naumann), Auction 155, Lot 518
    • Aureus africa, Numismatica Ars Classica, Auction 125, Lot 462
    • Denier Cornuficius, BNF
    • Denier scaurus, Tauler & Fau Subastas, Auction 156, Lot 652
    • Sesterce argent, Roma Numismatics Limited, Auction 28, Lot 49
    • Antigonos Gonatas, Classical Numismatic Group, Triton VI, Lot 189
    • Denier metellus, Roma Numismatics Limited, Auction 21, Lot 423
    • Denier Metellus 263-1, Jean Elsen & ses Fils, Auction 151, Lot 213
    • Rrc 267-1, Hess Divo, Auction 317, Lot 544
    • Denier octavien, Jean Elsen & ses Fils, Auction 146, Lot 723
    • Denier Plancius, Fritz Rudolf Künker, eLive Auction 81, Lot 7143
    • Lentulus, rrc 445-3b, Numismatica Ars Classica, Auction 40, Lot 527
    • Denier Fonteius P. f. Capito, Salon Numizmatyczny Mateusz Wójcicki, Jubilee Auction 10, Lot 7222
    • Haustilius, Numismatik Lanz München, Auction 155, Lot 400
    • Denier Licinius Crassus, Leu Numismatik, Web Auction 36, Lot 820
    • Denier Hostilius Saserna, Numismatica Ars Classica, Auction 143, Lot 338
    • Denier Decimus Postumius Albinus, Fritz Rudolf Künker, Auction 367, Lot 7877
    • Denier Jules C. Cr. 452/2, Numismatik Lanz München, Auction 157, Lot 254
    • Denier Jules 452-4, Roma Numismatics Limited, Auction 20, Lot 446

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