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La fabrication de la monnaie antique & féodale : la frappe au marteau

    fabrication de la monnaie à l'époque féodale : illustration

    Temps de lecture : 15 mn


    SE PERFECTIONNER > LES BASES > LA FABRICATION DES MONNAIES DE A à Z

    La monnaie est un élément essentiel de la vie économique et sociale de l’humanité depuis des milliers d’années. Dès l’Antiquité, les sociétés ont utilisé des pièces de monnaie comme moyen d’échange, de mesure de la valeur et de symbole de pouvoir. La fabrication de la monnaie dans l’antiquité est donc un sujet d’étude fascinant, qui nous permet de mieux comprendre les sociétés qui l’ont produite, les techniques utilisées pour sa fabrication et les significations qu’elle portait.

    Rentrez dans les coulisses des ateliers monétaires antiques & féodaux et découvrez l’art et la science qui se cachaient derrière la confection des monnaies frappées.

    De l’extraction des métaux précieux aux techniques de frappe, en passant par les erreurs qui peuvent découler de cette fabrication manuelle comme le trefflage ou les monnaies incuses, explorez les secrets de cette opération minutieuse qui donne naissance à la monnaie qui a façonné notre histoire.

    Sommaire :

    1. La monnaie frappée
    2. Résumé
    3. Extraction des métaux
    4. La préparation des flans
    5. La gravure
    6. La frappe
    7. Les accidents de frappe
    8. L’usure
    9. Bibliographie

    La monnaie frappée

    Bien que certains types de monnaies antiques soient coulés, comme le potin gaulois ou l’Aes Grave de la République romaine, par exemple, la frappe au marteau est la technique employée depuis plusieurs siècles pour fabriquer la plupart des pièces de monnaie, et ce depuis la monnaie grecque, en passant par la monnaie romaine et jusqu’à l’introduction des procédés mécaniques (à partir de la Renaissance et surtout du XVIIe siècle).

    Dans le monde méditerranéen, les premières monnaies ont été fabriquées en Asie mineure au VIIe siècle av. J.-C. par les Lydiens, un peuple de l’actuelle Turquie, chez qui coule le fleuve Pactole, riche en métaux. Ces pièces étaient fabriquées à partir d’un alliage naturel d’or et d’argent appelé électrum, et portaient le sceau du roi lydien, comme le célèbre Crésus au VIè siècle (on les appelle alors créséides). Ce fut le début de la monnaie frappée, qui allait se répandre dans le monde entier.

    Monnaies Créseide | Statère (16mm)
    Monnaies Créseide | Statère (16mm)

    La production de la monnaie de l’antiquité était un processus méticuleux qui impliquait plusieurs étapes.

    Résumé et description du procédé de production

    1. L‘administration monétaire décide de ce qui doit être frappé et dans quelles quantités
    2. Extraction des métaux et confection de lingots ;
    3. Préparation du flan par les maleatores . Ce disque était généralement en argent, en or, en cuivre ou en bronze et avait une forme circulaire et une épaisseur uniforme ;
    4. Fabrication du coin de droit et de revers par les graveurs (scalptores) ;
    5. Le coin de revers était fixé sur une enclume, tandis que le coin d’avers, était maintenu par des pinces. Le flan métallique était placé entre les deux ;
    6. Un ouvrier utilise ensuite un marteau pour frapper la matrice avec une force considérable, enfonçant ainsi l’image gravée dans le flan. Les coups de marteau étaient frappés avec une grande précision et une grande force pour créer une image nette et précise sur le flan ;
    7. Inspection et vérification : les monnaies étaient ensuite inspectées pour s’assurer que l’image était clairement définie et que le flan était uniforme.
    Contorniate de Néron représentant une scène de travail à l'atelier monétaire
    Contorniate de Néron avec description d’une scène de travail à l’atelier monétaire

    EXTRACTION DES MÉTAUX

    Tout d’abord, la première étape consiste à extraire les métaux précieux à partir des mines, principalement de l’or, de l’argent, du zinc, ou du cuivre.

    Chacun de ces métaux avait ses propres avantages et inconvénients en termes de dureté, de ductilité, de disponibilité, de coût d’extraction, de température de fusion. Les antiques étaient en particulier attentifs à la capacité pour le métal d’être stable dans le temps (même enterré ou immergé), ce qui a conduit à écarter (à quelques exceptions près, en particulier pour des monnaies fourrées), l’usage du fer comme matière première pour la conception monétaire.

    L’électrum, alliage naturel d’argent et d’or, fut le premier utilisé car il se trouvait dans la nature, en Lydie. Mais par la suite, on a séparé les métaux pour des emplois différents.

    or natif
    Or natif

    L’or, qui se trouve aussi à l’état natif, est inaltérable (ne s’oxyde pas), brillant, extrêmement ductile (il se frappe très bien, sans cassure, et imprimant bien les motifs). Il fut logiquement le métal privilégié. Sa rareté lui a conféré la plus grande valeur dans les systèmes monétaires méditerranéens (on sait qu’en Amérique ou en Asie orientale, il ne fut pas perçu ainsi).

    L’argent se trouve plus facilement, mais il est presque toujours mêlé à du plomb. Une séparation des deux est nécessaire, par un procédé qu’on appelle coupellation. Il entraînait la production de grandes quantités de plomb, dont les antiques n’ont pas toujours su quoi faire (les Romains en ont fait des canalisations, pas leur meilleure idée). Une fois purifié, l’argent présente de nombreuses qualités : il est brillant, d’une jolie couleur, et s’il s’oxyde (il noircit, ou se patine), il ne se corrode pas et se conserve très bien.

    Le cuivre peut se trouver à l’état natif, mais le plus souvent sous forme de minerai.Il est assez abondant, a une belle couleur rouge et son oxydation de surface est stable et le protège.

    Mais il est assez mou et sa température de fusion est assez élevée. Alors pour le durcir et surtout abaisser cette température, les antiques pouvaient ajouter de l’arsenic (cuivre arsenié, rouge), de l’étain (bronze, jaune orangé), du zinc (laiton ou orichalque, jaune) ou du plomb (souvent en alliage ternaire avec de l’étain, appelé bronze au plomb, jaune orangé avec des tâches grisâtres) pour écouler ce métal trop abondant.

    Cuivre natif
    cuivre natif

    La numismatique antique a tendance à regrouper le cuivre et tous ses alliages sous le terme de « bronze », car une fois oxydés ou patinés, ils peuvent avoir les mêmes couleurs.

    La préparation des flans

    Après cette première étape, les alliages préparés et les lingots ainsi obtenus étaient transportés dans un atelier monétaire, où ils étaient fondus pour produire des feuilles de métal de la bonne épaisseur.

    À Rome on utilise le terme maleatores pour désigner les ouvriers de l’atelier monétaire donnant les coup de marteaux pour frapper monnaies.

    Peut être s’agit-il des mêmes ouvriers qui, au tout début du processus de fabrication, confectionnaient les petits disques de métal qu’on appelle les flans monétaires et ceci avec une excellente précision de poids. En effet, Il était crucial que ces flans aient un poids extrêmement régulier car leur valeur était liée à leur contenu en or ou en argent et ils ont pour ainsi dire « la future pièce de monnaie ».

    Ces ouvriers étaient donc également chargés de la vérification de la qualité et de la pureté des métaux utilisés dans la l’élaboration de la monnaie, afin d’éviter la contrefaçon et de garantir la stabilité de la monnaie romaine.

    En fonction des époques et/ou lieu de production, les flans étaient fabriqués à partir de lingots de composition et d’alliage déterminée :

    • soit par fusion dans des moules de terre cuite calibrés afin d’assurer aux pièces de monnaie le poids voulu (on peut alors parfois voir des traces des jets de coulée et des coutures du moule) mais cette technique, si elle fut parfois utilisée par les Grecs, ne le fut guère par les Romains.
    • soit par découpage au ciseau dans une plaque d’un poids déterminé (les flans ont alors des formes plutôt polygonales)
    • par débitage de rondelle dans une tige de métal.
    • ou par d’autres techniques encore : il reste beaucoup de zones d’ombre à essayer d’éclaircir (en particulier pour les flans recouverts d’argenture).

    On peut néanmoins remarquer que les monnaies ont des masses qui peuvent varier, et entre les plus légères et les plus lourdes d’un même module, les écarts peuvent être grands. Cela est dû à un principe : la taille à la livre. Cela signifie que les autorités décidaient du nombre de pièces à obtenir avec une livre de métal. Le poids devait être plus ou moins régulier, mais ce qui comptait c’était le nombre de monnaies obtenues avec cette quantité prédéterminée, même si certaines sont plus lourdes et d’autres plus légères.

    Argentei de Diocletien
    Argenteus de Diocletien

    Ainsi, des argentei du système monétaire de la Tétrarchie portent la marque XCVI (96) pour indiquer qu’avec une livre romaine d’argent (324g) il fallait obtenir 96 monnaies, soit un poids théorique de 3,375g.

    Dans les faits, on rencontre des monnaies allant d’à peine plus de 2g à près de 4g, mais l’immense majorité tourne autour de 3,3g.

    La gravure

    D’autres ouvriers, les scalptores (terme utilisé à Rome), étaient responsables de la gravure et de la préparation des coins monétaires. Ces artistes possédaient un savoir-faire remarquable et une expertise technique qui est encore impressionnante aujourd’hui.

    Ils devaient créer en creux, sur l’extrémité de petit cylindres métalliques (de bronze, ou d’acier) d’une surface allant de 2 à 3 cm selon le type de monnaie, un portrait précis de l’empereur (en général, et sur les monnaies romaines, mais il y a des exceptions), accompagné de sa légende à l’avers, que l’on appelle le droit, ainsi que des scènes détaillées et variées destinées à orner le revers.

    Notons que le grenetis – cordon de petit grains en relief qui entourent les deux faces de la pièce – n’est nullement décoratif. Il fait son apparition sur les monnaies grecques et permet d’empêcher la fuite de matière sur les côtés.

    Tibère | Coin monétaire avec un denier enchâssé
    Tibère | Coin monétaire avec un denier enchâssé

    Les scalptores devaient donc être capables de créer ou reproduire des motifs détaillés et des inscriptions lisibles sur des matrices de petite taille, qui pouvaient ensuite être utilisées pour frapper des milliers de pièces de monnaie (on s’accorde aujourd’hui, en numismatique grecque, sur une durée de vie d’environ 20 000 frappes par coin de droit).

    La gravure était réalisée grâce à des burins et/ou à partir de poinçons pour tout ou une partie de l’empreinte. Les légendes et les titulatures sur les pièces de monnaies par exemple sont bien souvent créées grâce à des poinçons représentant des bouts de lettres que l’on assemble.

    Les graveurs utilisaient-ils des loupes ?
    L’archéologie nous éclaire un peu sur cette question. En effet, des lentilles convexes en cristal de roche ont été découvertes sur divers sites, y compris dans des tombes mais pas nécessairement dans des ateliers monétaires. Ces lentilles auraient donc pu servir à cet usage. D’autres hypothèses ont également été émises, comme l’utilisation de globes en verre remplis d’eau avec un effet grossissant.

    La frappe

    Dans la frappe manuelle (exécutée par le malliatores), on distingue le coin de trousseau, mobile (avec le revers) car tenu à la main par le monnayeur et le coin de pile (dormant, avec l’avers), dont l’autre extrémité en pointe était fichée dans un billot ou sur une enclume. Le flan métallique à frapper (la future pièce de monnaie) était placé entre les deux.

    Ensuite, un coup de marteau suffisait pour fabriquer la monnaie : en frappant de cette manière, les motifs en relief des matrices étaient imprimés simultanément sur les deux côtés de la pièce.

    Ainsi, la frappe pouvait être effectuée par un seul monnayeur tenant le coin mobile de la main gauche et le marteau de la droite ou par un monnayeur et d’une aide qui lui passait les flans, éventuellement chauffés et tenus grâce à des pinces.

    croquis représentant la frappe au marteau pour la fabrication des monnaies

    Les numismates se déchirent encore pour savoir si les flans étaient frappés à froid ou chauffés, que ce soit pour les monnaies gauloises, romaines, ou les autres.

    Parmi les grandes questions qui occupent les numismates, il y a celle de l’organisation de l’atelier :

    • Frappait-on avec plusieurs coins alternativement afin d’éviter qu’ils ne chauffent trop ?
    • Quelle était la cadence de frappe ?
    • Comment tenait-on le coin mobile ?
    • Comment la monnaie était-elle éjectée après sa frappe ?
    • Est ce que l’immense majorité des monnaies est orientée plus ou moins à 6h et à 12h uniquement pour la régularité de l’usure des matrices ?
    • Les monnaies incuses sont-elles toujours la conséquence des erreurs de frappe ?

    Les accidents de frappe

    L’énergie nécessaire à la frappe variait en fonction de la dureté de l’alliage, de la géométrie du flan et de la température de celui-ci.

    Ainsi, des flans larges, des flans épais, des coins profondément gravés, nécessitent bien plus d’énergie à la frappe. Or, la numismatique de l’antiquité ne manque pas de flans épais, larges et avec de hauts reliefs. Comment produisait-on l’énergie nécessaire à ces frappes (le Moyen-Âge par exemple préférait les monnaies plus fines, plus faciles à frapper).

    Cécile Morrisson nous apprend dans son (très bon) livre « Byzance et sa monnaie » qu’il fallait par exemple deux coups de marteau pour frapper un solidus byzantin des Ve-XIe siècles mais déjà 10 fois plus pour la monnaie des années 1030 de dureté et de volume accrus.

    Par conséquent, les coups de marteau successifs expliquent les accidents de que l’on constate sur beaucoup de monnaies et ceci dans n’importe quel monnayage : tréflages avec un léger glissement de l’empreinte ou des légendes (les fameuses doubles frappes), ou carrément un décalages avec changement de l’orientation du coin si le flan se déplace entre les deux coups.

    Double frappe sur antoninien de Gordien III
    Double frappe sur antoninien de Gordien III

    Notons qu’à Rome, par exemple, au IIIe siècle, pendant les périodes d’inflation de l’époque de l’Anarchie militaire ce type d’accident est extrêmement courant et remarquable sur de nombreuses monnaies.

    L’usure des coins

    Le coin de trousseau (mobile, avec le revers) et le coin dormant (fixe, avec l’avers) s’usent à des rythmes différents. Le coin de revers encaisse plus d’énergie, aussi s’use-t-il plus vite que l’autre. Pour chaque émission, Crawford recense plus de coins de revers que d’avers, car ils devaient être changés plus régulièrement (et ce même si on tolère un coin plus usé au revers qu’à l’avers). Au fil du temps, ils peuvent se boucher, se fissurer et altérer la qualité des images imprimées sur les pièces de monnaie.

    Difficiles et longs à graver, ils étaient fréquemment utilisés jusqu’à ce qu’ils soient complètement usés. Pour prolonger leur durée de vie, ils étaient donc parfois réparés ou regravés (pour parfois resservir à d’autres émissions).

    Mais lorsqu’ils atteignent un certain niveau d’usure, ils sont retirés de la circulation afin d’éviter toute utilisation frauduleuse par des faussaires.

    C’est la raison pour laquelle les exemplaires de ces chef-d’œuvre antiques qui nous sont parvenus sont extrêmement rares dans l’histoire de la numismatique.

    Toutes ces raisons font qu’il est statistiquement impossible d’avoir deux monnaies antiques identiques : de mêmes coins, de même orientation, sur des flans semblables, avec une même usure des coins et un même état de conservation.

    Pour aller plus loin…

    Les poinçons

    poinçon de Drachme allobroges

    Le poinçon est un morceau de métal en relief, dit en camée, tout comme la pièce de monnaie. Il est placé entre deux morceaux d’acier qui en reçoivent alors l’empreinte en négatif. Ces morceaux d’acier deviennent alors des coins. Ensuite, tous les éléments additionnels de la pièce, tels que la légende et les divers petits détails, sont ajoutés manuellement.

    Grâce à ce procédé de poinçon-coin, il est possible de créer plusieurs matrices avec un seul et même poinçon, ce qui permet de préserver le motif original. Notons que de nombreux poinçons monétaires ont été retrouvés pour le monnayage gaulois (comme le poinçon d’une drachme Allobroges illustrée ici) mais beaucoup moins pour le monnayage romain.

    La charactéroscopie

    Terme assez barbare que vous rencontrerez souvent en numismatique ! Il vient du grec charaktèr qui veut dire « coin ». Il s’agit de l’étude des liaisons de coins, qui permet de déterminer des séquences relatives d’une émission ou d’estimer grâce à des méthodes statistiques, le nombre de matrices utilisées pour frapper les monnaies de celle-ci.

    La frappe au mouton

    Certains auteurs ont avancé l’idée que des gros modules de bronze (de monnaies grecques et romaines), auraient été frappés à l’aide d’une sorte de presse avec une masse coulissant sur des rails, qui frappait les monnaies afin d’être plus précis et plus puissant. Cette théorie n’a jamais été réellement suivie pas les numismates du moins concernant l’Antiquité, car la frappe au mouton a été utilisée un court laps de temps au tout début de l’époque moderne.

    Et après les marteaux & les moutons ?

    Au milieu du XVIe siècle, Marx Schwab, un orfèvre allemand, invente le balancier et Henri II décide d’en importer un en France pour la Monnaie de Paris.

    Cet outil se compose d’un cadre en fonte avec une grande vis verticale au centre. Le haut de la vis a un grand bras métallique avec deux boules pour faciliter la rotation. Une matrice est attachée à la partie inférieure de la vis, tandis que l’autre est fixée sur le cadre. Les cordes reliant les boules sont tirées pour mettre la vis en mouvement, qui effectue une translation vers le bas et presse le flan contre le coin sur le cadre pour y incruster les reliefs.

    La frappe au balancier a remplacé la frappe au mouton au XVIIe siècle et est toujours utilisée de nos jours pour frapper certaines pièces de monnaie.

    Monnayage au mouton au XVIe siècle
    Monnayage au mouton au XVIe siècle

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    Bibliographie



    Origine des images :

    • Monnaies Créseide : C.N.G.
    • Contorniate de Néron : British museum
    • Argenteus de Diocletien : British museum
    • Coin monétaire avec un denier enchâssé : C.N.G, ex exemplaire de CGB
    • Double frappe sur antoninien de Gordien III : British museum


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    2 commentaires sur “La fabrication de la monnaie antique & féodale : la frappe au marteau”

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