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Les monuments sur les monnaies romaines : les arcs de triomphe

    arcs de triomphes sur les monnaies romaines

    Temps de lecture : 15 mn

    SE PERFECTIONNER > LES ESSENTIELS > LA MONNAIE PAR LES THÈMES

    Symboles de victoire militaire, mais aussi témoins de la grandeur impériale et de la puissance politique de Rome les arcs de triomphe occupent une part non négligeable de l’iconographie des monnaies romaines.
    De la majesté triomphale de ces arcs célébrant les victoires éclatantes à la symbolique puissante qu’ils imprègnent sur les monnaies romaines, visitons l’univers fascinant où l’histoire, l’art et la numismatique se rejoignent !


    Architecture

    Sous l’Empire romain, les arcs de triomphe étaient des structures érigées pour célébrer et commémorer les victoires militaires, les généraux triomphants et les empereurs.

    Sous eux devait passer le général triomphateur (honneur décerné par le Sénat si le territoire romain avait été agrandi, des ennemis étrangers mais libres avaient été vaincus, du butin rapporté et la guerre finie) avec ses troupes lors de sa procession jusqu’au temple de Jupiter Capitolin, empruntant la Via Sacra.

    La technique de construction des arcs a été adoptée des Étrusques, un peuple d’Italie centrale qui utilisait cette forme architecturale pour ériger des portes à une seule baie, souvent ornées de décors élaborés, marquant ainsi l’entrée des villes.

    Structure

    Ce type de monument présente, dans sa version la plus simple, une structure constituée de deux piliers robustes, reposant sur des piédestaux, reliés par une arche.

    Au-dessus, on trouve un entablement et un attique portant l’inscription dédicatoire.

    Arc de Caracalla érigé à Djemila
    Arc de Caracalla érigé à Djemila

    Dans sa version la plus complexe, la structure repose sur une base solide et il se compose d’arcs richement décorés, ornés de reliefs et d’inscriptions commémoratives représentant les victoires militaires et les personnages triomphants.

    Arc de Sévère
    Arc de Sévère

    Au-dessus de l’arc, un entablement comprenant une architrave, une frise et une corniche ajoute une dimension artistique. Les colonnes ou pilastres, souvent sculptés de trophées et d’éléments décoratifs, renforcent l’esthétique de la structure.

    Certains arcs incluent une section supérieure appelée attique, offrant un espace pour des statues ou des inscriptions supplémentaires.

    L’ensemble est agrémenté de statues symboliques, représentant des divinités, des allégories de la victoire, ou des personnifications des conquêtes.

    Enfin, nous noterons aussi les arcs qui sont percés sur chacun des quatre cotés.

    On les appelle arcs « quadrifrons« , ou encore arc de Janus en l’honneur du dieux des passage. Ils sont souvent comparé aux « tétrapyles » (qui signifie à quatre porte en grec).

    Arc quadrifrons de Leptis
    Arc quadrifrons de Leptis

    Arc de triomphe et arc monumental

    Il convient en premier lieu de faire la différence entre un arc de triomphe et un arc monumental.

    Un arc de triomphe est élevé pour célébrer la cérémonie du triomphe romain qui se tient à Rome. Cette célébration vise à purifier l’armée après la guerre.

    Les « arcs de triomphe », au sens propre du terme se trouvent donc uniquement à Rome et ont été érigés sous l’Empire romain. 

    Les autres édifices, également communément appelés « arcs de triomphe », sont en réalité des arcs monumentaux à vocation commémorative ou honorifique, car ils ne participent pas à la cérémonie du triomphe. Ils sont érigés pour commémorer des événements particuliers ou en l’honneur de personnalités.

    Ainsi, cet arc apparaissant au revers d’un double sesterce de Postume, s’il n’est pas une pure création des monétaires, ne peut n’avoir été construit qu’en 260 à Trèves, capitale de l’empire gaulois, où Postume prendra ses consulats.

    D’après D. Hollard, il s’agit typiquement d’un arc « à l’ancienne », c’est-à-dire provisoire, construit pour une cérémonie de triomphe, en stuc, bois etc…afin d’y mettre le feu.

    Il célèbre les victoires de Postume et de son armée contre les Germains en 259-260 qui ont précédé sa prise de pouvoir. Mais il n’est pas érigé à Rome & ne commémore pas une victoire romaine (évidemment), et ne sera donc pas considéré comme un arc de triomphe au sens réel du terme.

    Les arcs honorifiques : les fornices

    Le fornix, premier type d’arc ou de porte honorifique érigé à Rome, était initialement conçu pour soutenir des statues décoratives. Progressivement, il évolua vers ce que l’on reconnaît aujourd’hui comme l’arc de triomphe.

    Il s’agit d’un arc, élevé par un individu pour honnorer sa mémoire et pour orner une ville et ce n’était pas un arc de triomphe au sens propre du terme.

    Les premiers fornices monumentaux apparurent à Rome au début du IIe siècle av. J.-C., mais à cette époque, ils ne pouvaient pas encore être considérés comme des arcs au sens propre du terme. En effet, le terme arcus n’apparaît que plus tard, au cours du Ier siècle, comme mentionné par Pline l’Ancien, qui qualifiait même cette pratique de « nouvelle invention ».

    Sur le revers de ce denier figure un arc érigé en l’honneur d’un ancêtre éponyme de Lepidus qui fut préteur en 213 avant J.-C., ou du fils de ce dernier, consul en 158 avant J.-C.

    Pour D. Sear, il pourrait s’agir de “l’Aqua Marcia”, représenté sur le denier de Lucius Marcius Philippus frappé en 56 avant J.-C., qui a été érigé par Quintus Marcius Rex en 144 avant J.-C.

    L’arc de triomphe impérial

    L’avènement de l’Empire marque une généralisation de la construction de ce type de structure dans toutes les provinces. La pratique de célébrer un triomphe a évolué depuis qu’Auguste a réservé le droit d’accorder un triomphe exclusivement à l’empereur.

    À cette époque, le terme fornix a cédé sa place au terme Arcus. Alors que les fornices républicains étaient édifiés à l’initiative et aux frais des triumphatores, les arcs impériaux sont érigés pour celui qui célèbre un triomphe, sur décret du Sénat.

    Arc d’Octave : Arcus Octaviani

    Parmi les chefs-d’œuvre au style classique polyclétéen, on retrouve, sur ce denier frappé en 30 avant J.-C., la seule représentation de l’arc Actien d’Octave, arc honorifique qu’il a reçu pour sa victoire à Actium.

    Décrétée par le Sénat, cette structure modeste – une seule arcade et surmontée par Octave dans un quadrige triomphal – a été construite dans le Forum mais son emplacement exact n’a pas encore été déterminé et qu’aucun fragment ne lui a été attribué.

    L’arc monumental n’est plus simplement un édifice personnel, mais devient un instrument de la propagande impériale, présent dans l’ensemble de l’Empire, symbolisant la conquête et la puissance romaine.

    L’arc d’Auguste : Arcvs Augusti

    Au revers de cet aureus figure un arc à trois arches.

    Il est érigé à la suite d’un succès diplomatique ayant permis de récupérer les enseignes perdues par Crassus en 63 av. J.-C. et par Marc Antoine en 36 av. J.-C. dans les nombreuses batailles contre les Parthes.

    Le dessus est décoré d’un quadrige de parement – currus triomphalis – (👉voir l’article dédié aux chars) conduit par Auguste, qui est flanqué de deux Parthes, l’un offrant un étendard et l’autre un aquila.

    Hill note que le nouvel arc parthe doit avoir remplacé celui qui une douzaine d’années plus tôt avait été construit dans le Forum pour la victoire à Actium. Les inscriptions combinées de l’avers et du revers de cette pièce représentent la partie de début de l’inscription sur l’entablement de l’arc.

    Les constructeurs ont ajouté une arcade plus petite de chaque côté de l’arc Actien existant qui est tout à fait reconnaissable comme l’arcade centrale de la nouvelle arche, avec le quadrige sur son sommet. Les deux arcades latérales soutiennent les archers parthes.

    Arc de Claude, Arcus Claudii

    Arc de BRITANN

    Un arc de triomphe a été érigé pour célébrer les victoires militaires de l’empereur Claude au cours de sa campagne en Bretagne en 43-44 apr. J.-C.

    Cet arc était situé à l’endroit où l’aqueduc Aqua virgo croise la via Flamina.

    Arc DE GERMANIS

    Afin de commémorer la victoire de ses généraux en Germanie, Claude transforma une des arches de l’aqueduc Aqua virgo en monumental arc de triomphe. Celui-ci est encore visible au n° 14 de la Via Nazarenne, non loin de la fontaine de Trévi.

    Des pièces au revers similaire sont frappées en l’honneur de Drusus à la même époque. En effet, Drusus le père de l’empereur Claude et le frère de Tibère, fut l’un des généraux d’Auguste les plus performants dans la bataille contre les peuples germaniques. Il est décédé à l’âge de 29 ans suite à une chute de cheval après avoir atteint l’Elbe.

    Arc de Drusus

    Une autre monnaie fait apparaitre un arc encore en l’honneur de Drusus ! Il serait situé sur la Via flamina, à l’endroit ou celle ci croise la via latina.

    À l’élévation de Claude , une série de monnaie d’or et d’argent célèbre la dédicace de cet édifice, entre 41 et 45.

    L’arc ne comprend qu’une seule arche et on peut lire sur l’entablement « DE GERM ». Il est dominé par une statue équestres de Drusus au galop et en habits militaires.

    À chaque extrémité, on peut observer un trophée avec captif à sa base (captifs absents de la version sesterce)

    Arc de Néron, Arcus Neronis

    Entre 58 & 62 ap. J.-C., Néron ordonne la construction d’un arc sur le Capitole pour célébrer les succès de Corbulon contre les Parthes entre 58 et 60, permettant ainsi à l’Empire romain de rétablir son contrôle sur l’Arménie.

    L’arc ne comprenait qu’une seule arche et la colonnade était de style ionique.

    Un quadrige domine l’édifice et est encadré d’une victoire à droite et de Pax à gauche. À chaque extrémités, deux guerriers nus semblent ouvrir la marche triomphale du vainqueur.

    Dans une alcôve latérale de l’arc une statue monumentale de Mars tenant une lance et un bouclier rond.

    Les colonnes et l’arc sont ornés de reliefs sophistiqués, une approche novatrice pour l’époque qui sera par la suite largement adoptée.

    Il est probable que l’arc ait été démoli peu après la mort de Néron, lors de sa condamnation à la damnatio memoriae, à moins qu’il n’ait été détruit lors des incendies de 69 ou 80 qui ont affecté le Capitole. En tout cas cet arc semble apparaitre, de façon assez surprenante, sur des monnaies de Galba.

    sesterce de Galba au revers
[QVAD]RAGENSVMAE.REMISSAE
    Sesterce de Galba au revers
    [QVAD]RAGENSVMAE.REMISSAE

    Pour un savoir un peu plus sur le style des monnaies de Néron 👉 Néron, du classicisme au maniérisme et au baroque

    Arc de Domitien, Arcvs Domitiani

    Suetone (Dom, xiii.2) mentionne que Domitien a élevé plusieurs arcs de triomphe à Rome, mais seuls deux emplacements sont confirmés :

    • l’un près de la Piazza Venezia, à la jonction de la via Flamina et du vicus Pallacinae,
    • et l’autre sur le Capitole, en face du temple de Jupiter Capitolinus.

    Des sesterces frappés en 85, 90 et 95, probablement pour les cinquième, dixième et quinzième anniversaires du règne de Domitien, arborent un motif représentant un arc surmonté de deux quadrige d’éléphants dos à dos, chacun avec son cornac.

    Bien que ce type de structure soit décrit comme un arc de triomphe sur deux arches, la disposition des côtés adjacents sur une seule ligne de base suggère plutôt qu’il s’agit d’un arc quadrifrons.

    L’arc de Domitien sur la via Flamina (Regio VII), construit en 85 à la jonction de deux rues, aurait probablement adopté cette forme, étant données son importance et sa visibilité, et il pourrait bien avoir inspiré le motif de la pièce de monnaie.

    L’occasion pour laquelle l’arche de Domitien a été érigée est inconnue, mais étant donné que les quadrige d’éléphants ont à la fois un aspect triomphal et un aspect funéraire (les éléphants sont souvent associés au concept d’aeternitas) dans l’art romain, il est tentant de suggérer que l’arche était destinée à honorer son père et son frère décédés, Vespasien et Titus.

    En effet, les deux hommes avaient célébré de grands triomphes lors de l’année des Quatre Empereurs (69 ap. J.-C.) et contre les rebelles juifs de Judée (71 ap. J.-C.), respectivement, et avaient été élevés au rang de dieux après leur mort.

    Pour terminer, il est intéressant de noter qu’il s’agit probablement de la même arche mentionnée dans un épigramme du poète latin Martial (Ep. 8.65).

    Arc de Trajan

    Une rare sesterce frappé pour le 50e anniversaire de Trajan en 100 fait apparaitre un arc de triomphe décrit comme suit : arc à trois baies surmonté par deux chars tirés chacun par six chevaux ; aux extrémités, deux trophées. Cet arc est érigé pour célébrer les victoires antérieures de Trajan sur les Germains avant même qu’il soit empereur.

    La localisation de cet arc de triomphe fait toujours débat. En effet, certaines sources, notamment the Régionary Catalogue, ne font référence qu’à un seul arc de Trajan encore existant à Rome, situé dans la Regio I.

    En effet, à Rome, certains vestiges sont appelé « arc de Drusus » (pas celui cité plus haut dans cet article) et certains chercheurs comme Strack et Mattingly s’accordent pour identifier cet arc comme comme celui de Trajan (celui qui apparait sur notre monnaie).

    Mais des éléments temporels indiquent que cet arc date du début du troisième siècle, rendant improbable qu’il ait été le modèle de l’arc Trajanique !

    Arc IOM

    Un autre arc apparait sur des are bronze de Trajan. Cet arc serait apparemment entre le bout du forum de Trajan et le forum d’Auguste qui contient le temple de Mars Ultor. Il est peu visible car il est inséré dans le portique qui ferme le forum de Trajan.

    On peut lire sur entablement que la mention IOM qui signifie qu’il est dédié à jupiter : Iovi Optimo Maximo .

    En effet, la seconde partie du règne de Trajan sera placée sous le signe de Jupiter, la première étant sous celui d’Hercule et la troisième et dernière sous celui de Sol au moment de la guerre en Orient. Par ailleurs rappelons que Jupiter est le garant de la souveraineté de Rome et que Trajan a reçu su Sénat le titre d’Optimus Princeps qui le distingue parmi les empereurs comme Jupiter l’est parmi les dieux en tant qu’Optimus Maximus.

    Cet arc, bien qu’érigé à Rome, ne commémore pas une victoire romaine et n’a donc par pour vocation d’avoir le nom d’Arc de Triomphe, comme nous avons pu le voir en début d’article.

    Arc de Sévère, Arcus Severi

    L’arc est situé sur le Forum Romain, non loin de la Curia, près du pied de la colline du Palatin.

    Il a été dédié en 204, époque à laquelle des as le représentant ont été frappés pour Sévère et Caracalla. L’arc a fait sa deuxième et dernière apparition sur des deniers de 206 émis au nom de Sévère pour célébrer son quinzième anniversaire. Il mesure environ 23 mètres de haut, 25 mètres de large et 11 mètres de profondeur.

    L’architecture de l’arc est typique des arcs de triomphe romains, avec une arche centrale encadrée par deux colonnes corinthiennes massives de chaque côté. L’arc est construit en marbre blanc, et ses panneaux sont richement décorés de reliefs représentant des scènes de bataille, de triomphe et de cérémonies religieuses.

    Les reliefs commémorent les campagnes militaires de Septime Sévère, en particulier ses victoires sur les Parthes. Les bas-reliefs dépeignent également des scènes de soldats, de captifs et d’allégories représentant la victoire.

    Le sommet de l’arc était autrefois orné d’une statue de l’empereur Septime Sévère, de son fils Caracalla et de son fils Geta, bien que la statue de Geta ait été retirée après son assassinat en 212, sur ordre de Caracalla.

    L’Arc de Septime Sévère est un exemple impressionnant de l’architecture impériale romaine et a résisté à l’épreuve du temps, étant l’un des monuments le mieux conservé du Forum Romain.

    Et les monnaies provinciales ?

    Certaines monnaies provinciales font apparaitre un arc monumental au revers.

    Certaines représentent un arc de triomphe déjà existant sur les monnaies impériales comme ce formidable cistophore frappé en Asie (colonia Patricia) mais qui fait apparaitre l’arc Actien.

    Certaines monnaies frappées à Alexandrie font apparaitre des arcs de triomphe (l’arc de Néron ou d’autres incertains) alors qu’ Alexandrie n’a jamais vu l’érection d’un quelconque arc de triomphe, contrairement aux villes de Cyrénaïque ou d’Afrique proconsulaire.

    D’autre font apparaitre des constructions qui ne sont pas localisées à Rome, et ne sont donc pas des arcs de triomphe au sens propre du terme, comme expliqué en début d’article.

    Mais comment ne pas être titillé pas l’envie de terminer par un hors sujet avec ce bel arc monumental apparaissant sur une monnaie d’Aemilien pour la ville de Parium ?


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    Bibliographie

    • Hill, Monuments of Ancient Rome As Coin Types, Seaby, 1989
    • Lawrence Richardson, A New Topographical Dictionary of Ancient Rome, Baltimore, (Md.), Johns Hopkins University Press, 1992
    • Kleiner, « The Arch of Nero in Rome : a Study of the Roman Honorary Arch before and under Nero », Archaeologica, Rome, Giorgio Bretschneider Editore, n° 52,‎ 1985
    • Berthon, Les arcs de triomphe, Reflets de l’Imperium Romanum et de la Virtus romaine, en ligne

    Origine des images

    • Postume, Double sesterce, collection Pierre Yves L.
    • Denier Aemilia – Manius Æmilius Lepidus, RRC 291/1, Bnf
    • Denier d’Octave avec l’arc Actien
    • Auguste, Aureus, Wien, Münzkabinett, Kunsthistorisches Museum
    • Aureus de Claude I, DE GERMANIS, Numismatica Ars Classica, Auction 24, Lot 27
    • Aureus en l’honneur de Drusus, Numismatica Ars Classica, Auction 125, Lot 620
    • Drusus, Aureus DE GERM, Calicó 315, Genevensis, Auction 13, Lot 5
    • Claude I, denier DE BRTANN, Ric 34, Ira & Larry Goldberg Coins & Collectibles, Auction 74, Lot 3566
    • Néron, sesterce, Ric 433, Numismatica Ars Classica, Auction 101, Lot 140
    • Domitien, sesterce, Ric 796, Numismatica Ars Classica, Auction 114, Lot 663
    • Trajan, sesterce, BNC IV 96, RIC II Trajan 419, BNF
    • Septime sevère, denier, Ric 259, Numismatica Ars Classica, Auction 40, Lot 755
    • As de caracalla, Vauctions, Auction 266, Lot 211
    • Aemilien, Parium, Classical Numismatic Group, Electronic Auction 409, Lot 413

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